C’est quoi le Tribunal de l’infaux?

Comme son nom l’indique, le Tribunal de l’infaux s’attaque aux fausses nouvelles, les plus dommageables, soit celles publiées par les médias dominants. Du 11-Septembre aux présumées attaques chimiques en Syrie, en passant par les armes – inexistantes – de destruction massive irakiennes, les grands médias occidentaux publient constamment de fausses nouvelles donnant l’aval aux projets machiavéliques concoctés dans les hautes sphères du complexe militaro-industriel.

Pour illustrer ce phénomène, plusieurs auteurs parlent depuis quelques années du complexe médiatico-militaro-industriel. Cette satanée trinité n’est pourtant pas nouvelle : elle a été exploitée à merveille par les nazis.

En ce qui a trait à la propagande de guerre, si la liberté de penser n’est pas bannie aux États-Unis et ailleurs en Occident comme elle l’était dans l’Allemagne hitlérienne, d’autres moyens plus insidieux et, par conséquent, plus efficaces sont employés pour contrôler la pensée citoyenne et faire taire une dissidence nuisible à la propagande de guerre et donc aux ambitions impérialistes.

Les listes noires de « sites de fausses nouvelles financés par la Russie », Prop or Not, publiée par le Washington Post et Le Décodex du journal français Le Monde en sont des exemples frappants. Ils agissent comme des censeurs inavoués de médias libres et indépendants, des sources fiables d’information qui dénoncent la propagande et la désinformation des médias dominants.

Dans notre monde orwellien, ceux qui dénoncent les fausses nouvelles sont accusés d’en fabriquer.

L’objectif du Tribunal de l’infaux est de contrer ce genre d’initiatives propagandistes et profondément antidémocratiques en dénonçant publiquement les fausses nouvelles et la propagande de guerre des médias dominants par la publication de plaintes formelles qui seront envoyées aux rédacteurs en chef et autres responsables de l’information. Les réponses des médias accusés seront elles aussi publiées intégralement.

Si ces réponses sont insatisfaisantes, d’autres canaux appropriés, comme les conseils de presse, seront utilisés pour exiger des journalistes qu’ils fassent du journalisme et non de la propagande, et qu’ils « respecte[nt] scrupuleusement les faits », comme l’exige l’éthique journalistique.

Les conseils de presse étant principalement constitués de membres issus des grands médias, on peut voir ces tribunaux d’honneur comme « une police qui enquête sur la police ». Nous avons cependant la chance d’avoir de telles instances, utilisons-les. Le Tribunal de l’infaux ne prétend pas s’y substituer et former un conseil de presse populaire. Au contraire, l’idée est d’aller au-delà de la simple critique médiatique en privilégiant l’action concrète et en utilisant les conseils de presse, et les divers moyens existants pour revendiquer une information de qualité de la part des journalistes des grands médias.

Ce site servira donc principalement à accuser publiquement les journalistes de manquements à l’éthique journalistique et prévoit concentrer ses activités sur les médias québécois, sans toutefois exclure la possibilité que d’autres médias au Canada ou ailleurs fassent l’objet de plaintes.

« Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi », selon l’Article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par les Nations Unies en 1976 et dont le Canada est signataire.

Il est impératif d’accuser formellement les journalistes qui font de la propagande de guerre. Le seul fait de critiquer leur travail ne suffit pas puisque les grands médias rejettent les critiques du revers de la main et font front commun en accusant les médias libres et indépendants d’être la source de fausses nouvelles et d’élaborer des théories du complot.

Faisons donc la même chose, mais en utilisant le droit international et cette prohibition de la propagande de guerre « complètement ignorée jusqu’à présent », mais dans laquelle recèle un « potentiel significatif » selon Michael G. Kearney, auteur du livre The Prohibition of Propaganda for War in International Law.

À mon humble avis, la propagande de guerre devrait être considérée comme un crime contre l’humanité puisqu’elle est essentielle à toute guerre d’agression, crime suprême selon le droit international. L’ancien attaché de presse de l’URSS à Washington, Yuri Bobrakov, écrivait justement :

La propagande de guerre, comme en témoigne toute l’expérience historique, constitue un moyen de préparer des guerres d’agression. Elle constitue donc également un crime.

De là le slogan du site « Crimes et délits des médias dominants ».

Pour l’instant, la propagande de guerre est illégale mais tolérée. Cette tolérance doit cesser.

Qui est derrière cette initiative?

Non, ce n’est pas Vladimir Poutine.

Ce n’est que moi, Julie Lévesque, une fille qui écrit dans son hamac ou dans une maison de thé en Chine les jours ensoleillés.

La preuve :

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Le Tribunal de l’infaux est une initiative personnelle et une autre étape dans mon combat contre la désinformation médiatique. Dès la fin de mes études en journalisme en 2009, je me suis fait un devoir de critiquer la désinformation et la propagande de guerre dans les médias occidentaux. J’ai travaillé 6 ans pour Global Research et Mondialisation.ca, l’un figurant sur la liste Prop or Not du Washington Post, l’autre sur le Décodex du Monde.

De nombreux sites et/ou journalistes que je connais bien pour avoir lu et publié leurs textes dans le cadre de mon travail et/ou que je connais personnellement se sont retrouvés sur ces listes noires. Plutôt que de voir cela comme une insulte ou une perte de crédibilité, je considère qu’il s’agit d’un honneur de se retrouver sur ces listes puisque cela signifie en réalité que ces personnes nuisent à la crédibilité d’un système propagandiste criminel qui n’ose pas dire son nom.

Dans un texte issu de la conférence « Karl Kraus, George Orwell et Noam Chomsky – Les intellectuels, l’objectivité, la propagande et le contrôle de l’esprit public », Jacques Bouveresse explique par ailleurs pourquoi un système de propagande jouit d’une plus grande crédibilité dans une démocratie que dans un État totalitaire :

La différence entre les pays démocratiques et les autres n’est pas que les premiers peuvent se passer d’un système de propagande et mettent un point d’honneur à le faire, alors que les seconds ont un besoin essentiel d’un système de cette sorte, mais que les démocraties modernes ont réussi à se doter d’un système de propagande à la fois incomparablement plus crédible et beaucoup plus difficile à déceler et à reconnaître pour ce qu’il est.

Parler de « propagande médiatique » à propos de la façon dont les choses se passent dans un pays comme les États-Unis, où la presse est réputée entièrement libre et indépendante, est évidemment déjà à soi seul une provocation, que les représentants de la profession et les intellectuels qui s’empressent de prendre leur défense trouvent absolument inacceptable. La raison essentielle de cela est évidemment la supposition absurde que l’utilisation du mot « propagande » pour décrire le fonctionnement des médias dans une société démocratique serait indissociable de l’idée d’une théorie de la conspiration qui suggère, contre toute espèce de vraisemblance, que les médias reçoivent régulièrement les ordres et appliquent consciencieusement les directives du pouvoir politique. Il est pourtant parfaitement possible, comme le fait Chomsky, de parler d’une illusion à propos de ce qu’affirme le principe démocratique – qui énonce que « les médias sont indépendants, déterminés à découvrir la vérité et à la faire connaître », alors qu’en réalité « ils passent le plus clair de leur temps à donner l’image d’un monde tel que les puissants souhaitent que nous nous le représentions » — et de nier en même temps que les puissants aient besoin de leur imposer leur volonté par des interventions explicites et directes. « Ceux qui s’adaptent, peut-être en toute honnêteté, admet Chomsky, seront libres de s’exprimer avec un minimum de contrôle de leur hiérarchie, et ils pourront affirmer très justement ne subir aucune pression pour suivre la norme. » Une théorie de la conspiration n’est en aucune façon nécessaire là où le sens de l’adaptation et la tendance au conformisme ont engendré des normes intériorisées et des mécanismes d’autocensure qui suffisent largement à expliquer ce qui se passe. Kraus observait déjà que, dans un pays comme l’Autriche, la censure du pouvoir politique était, à tout prendre, bien moins à craindre pour un journaliste que celle du rédacteur en chef. Il va sans dire que la critique du système journalistique dans la Fackel ne comporte pas non plus la moindre trace d’une théorie de la conspiration, explicite ou implicite, même si c’est le genre de chose que le système en question a évidemment tout intérêt à essayer de faire croire pour pouvoir la récuser a priori. »

L’idée de ce site m’est venue à la suite d’une plainte que j’ai formulée à Radio-Canada concernant un « article » sur le 11-Septembre pour lequel on m’a interviewée et qualifiée, évidemment, d’« adepte des théories du complot ».

En portant plainte contre un journaliste, les responsables de l’information sont dans l’obligation de défendre leur mauvais travail et ils le font très mal. Porter plainte s’est révélé être une façon exquise d’exposer la fraude intellectuelle de ceux qui prétendent nous informer.

Lorsqu’ils sont confrontés sur leur propre terrain, les médias doivent justifier leur manque flagrant d’éthique journalistique et, ce faisant, ils exhibent leur malhonnêteté intellectuelle, l’absurdité de leur faux raisonnement et leur ignorance crasse des faits ou leur aveuglement volontaire.

Attendez-vous donc à des réponses savoureuses de l’élite médiatique.

J’invite tous ceux qui désirent lutter contre ce système malhonnête, voire criminel, à se joindre à cette initiative en soumettant des textes ou des suggestions de plaintes.

L’union fait la force!

Pour suivre les péripéties de ma plainte à Radio-Canada, dans un style plutôt littéraire, visitez La Plainte.

Je m’amuse aussi parfois à faire un peu d’humour au lieu de « juste chiâler ». Si vous aimez la satire, visitez Suzie de Nazareth.

Vous pouvez lire mes articles sur Mondialisation.ca et Global Research.

Il m’arrive aussi à l’occasion de publier des textes pour Antennes de paix.

P.S. : Comme je suis prof à temps plein, les publications sur ce site, comme sur tous les autres, seront irrégulières. Karl Kraus se faisait d’ailleurs un devoir de publier son journal satirique Die Fackel de manière sporadique, évitant ainsi la médiocrité qui s’installe avec la régularité.

5 commentaires sur “C’est quoi le Tribunal de l’infaux?

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