«Conspirationnisme»: l’arme psychologique des fascistes intellectuels au service de l’élite (Partie II)

Image: Marie-Ève Carignan et David Morin de la Chaire Unesco en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, et professeurs à l’Université de Sherbrooke.

Lire la PARTIE I – La réalité est conspirationniste selon les intellos de l’UNESCO

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PARTIE II : LES FASCISTES INTELLECTUELS DE L’UNESCO PROPOSENT UN MINISTÈRE DE LA VÉRITÉ ET LE « BANNISSEMENT » DES DISSIDENTS

On ne discute pas avec les fous

Si l’on se fie à la pyramide de l’argumentation, les intellectuels de la Chaire Unesco en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents (UNESCO-PREV) s’en tiennent au stade primaire dans leur « rapport de recherche » publié en mai dernier, Le mouvement conspirationniste au Québec – Leaders, discours et adhésion. Comprendre pour mieux agir.  

Malgré sa forme pompeuse et sophistiquée propre aux haut-gradés universitaires, le fond du rapport se révèle rapidement dénué d’arguments, tel un roi nu pressé de parader dans un décor grandiose, payé par la plèbe, son costume inexistant qu’il imagine flamboyant.

Pourtant, les auteurs sont des gens bardés de diplômes. Ils devraient savoir comment réfléchir et argumenter de manière intellectuellement honnête et raisonnable, non?

Visiblement pas.

Est-ce dû au fait que l’essence même du travail de ces chercheurs est politique et que leur tâche consiste à maintenir une « discipline idéologique stricte », comme l’explique le physicien Jeff Schmidt dans Disciplined Minds – A Critical Look at Salaried Professionals and the Soul-battering System That Shapes Their Identities (Les esprits disciplinés – Regard critique sur les professionnels salariés et le système qui brutalise leur âme et forme leur identité)?

Possiblement.

Cela dit, à travers l’écran de fumée de leur langage académique, la nudité de leur analyse est gênante. Bien qu’il soit envoûtant, leur jargon n’arrive pas à dissimuler la condescendance de leur propos et la nullité de leur œuvre, constituée d’un ramassis d’absurdités, de déni flagrant du réel et d’attaques ad personam reflétant leur propre attitude.

La bonne nouvelle, c’est que si les plus prestigieuses institutions du savoir sombrent dans de tels abîmes dialectiques, cela signifie peut-être qu’elles ont perdu la bataille.   

L’insulte, ou attaque ad personam, est, selon le célèbre philosophe allemand Arthur Schopenhauer, un stratagème à utiliser en dernier recours :

Arthur Schopenhauer

« Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est […] »

Ou l’accuser de ce qu’il n’est pas lorsque l’on se croit supérieur?

Pour étayer leur thèse de 130 pages sur le soi-disant mouvement conspirationniste au Québec en lien avec la crise covidienne, les auteurs commencent par citer des études sur le conspirationnisme servant à justifier leur refus de réfuter les arguments de ceux qu’ils dénigrent ou d’en débattre.

Cette justification est simple : « les conspirationnistes » sont fous!

Tout le monde sait qu’on ne discute pas avec les fous.

On ne l’exprime pas de cette manière, mais c’est clairement ce que l’on cherche à faire comprendre.

Dans la section 2.1, « Notions de conspirationnisme et de “théories du complot” », les auteurs expliquent :

« Le conspirationnisme et les « théories du complot » ont donné lieu à une littérature abondante (Brotherton, 2017 ; Butter et Howe, 2020). L’approche traditionnelle, depuis Hofstadter (2012), l’associe à une pathologie psychologique mêlant paranoïa ou déni de réalité, bref un dysfonctionnement de la raison (Butter et al., 2015). Il s’en est suivi une tradition d’études qui se focalisent sur les enjeux épistémologiques du phénomène, démontrant que les théories du complot sont nécessairement fausses et tentant de déterminer quels genres de problèmes psychologiques peuvent conduire les gens à y adhérer (Sunstein et Vermeule, 2009) […]

Contrairement à leur usage en science, les notions de théorieet d’hypothèse peuvent se révéler plutôt péjoratives dans le sens commun. Elles désignent une tentative d’explication sans preuve : l’hypothèse soutenue est considérée extravagante, impossible à démontrer, voire carrément inutile de réfuter. Ce caractère improbable, voire farfelu au regard du sens commun, fait en sorte que sa démonstration a peu de chances de convaincre, d’autant plus qu’elle repose habituellement sur des preuves éparses et superficielles.

“’Théorie du complot’ est un terme péjoratif, destiné à condamner certaines accusations de conspiration, en général sur la base de leur contenu paranoïde, de leur mauvaise foi, de leur absurdité, de leur caractère trompeur ou de leur malfaisance. (Diegez, 2018, p. 260)” » (Soulignements ajoutés)

Pathologie psychologique, paranoïa, déni de réalité, dysfonctionnement de la raison, problèmes psychologiques, tentative d’explication sans preuve, hypothèse extravagante, impossible à démontrer, inutile de réfuter, improbable, farfelu, preuves éparses et superficielles, paranoïde, mauvaise foi, absurdité, trompeur, malfaisance, alouette!

La table est mise : on se gave de « conspis » dans un festin pantagruelique de calomnie sans aucune substance nutritive pour l’intellect.

C’est l’orgie de junk food propagandiste pour les professionnels de service.

Sortez le Pepto-Bismol.

Les chercheurs osent parler de « mauvaise foi », de « tentative d’explication sans preuve », de « preuves éparses et superficielles » et de théories peu élaborées, alors qu’ils ont choisi d’analyser le « discours conspirationniste » en se basant sur des tweets limités à 286 caractères et admettent ne pas avoir regardé au-delà des gazouillis des présumés leaders.

Affirmer avec outrecuidance que « les conspirationnistes » n’ont pas de preuves et que leurs propos sont des théories du complot, alors qu’on ne se donne pas la peine de regarder les preuves et de vérifier s’il s’agit d’une théorie ou d’un fait vérifiable et vérifié, c’est faire preuve d’une absence totale de rigueur.

Et de mauvaise foi.   

Car si l’on refuse de regarder les preuves, c’est peut-être pour ne pas avoir à les réfuter?

Afin de justifier lâchement leur refus de réfuter des arguments, la méthode argumentative suprême, les chercheurs prétendent à l’aide d’une pirouette intellectuelle « qu’il apparaît souvent futile de tenter de réfuter une « théorie du complot » :

« Un argument déconstruit en voit naître d’autres parce que la réfutation ne parvient pas à ébranler la conviction qu’une dynamique secrète et malfaisante est à l’œuvre ».

Voilà : les « conspirationnistes » croient qu’il existe des êtres humains sans empathie qui, motivés par l’appât du gain, ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins, que ce soit manipuler, mentir, extorquer, faire la guerre, blesser ou tuer des innocents.

Ce genre de conviction délirante, dont on ne trouve aucun exemple dans l’Histoire (sauf dans des contrées barbares comme la Russie), démontre que les « conspirationnistes » sont fous, donc insensibles à la réfutation de leurs arguments. Par conséquent, les règles argumentatives habituelles ne s’appliquent pas.

Pour les êtres intellectuellement supérieurs que sont les chercheurs de l’Unesco-Prev, il est futile de tenter de démontrer à de pauvres malades mentaux qu’ils ont tort de croire que les classes sociales supérieures occidentales – les leaders du monde libre – comportent, elles aussi, leur lot de menteurs, de meurtriers, d’abuseurs, de manipulateurs et de profiteurs.

Comment faire comprendre à ces débiles paranoïaques que ce genre de personnages n’existe que chez les ennemis de l’Occident, comme en Russie, en Syrie, en Libye, en Iran, en Chine, en Corée du Nord, au Venezuela ou chez les pauvres Africains, qui, sans « l’aide » de l’Homme blanc courraient à leur perte?

Même si les « conspirationnistes » sont des extrémistes de droite racistes, ils ne comprendront pas que les Occidentaux sont moralement supérieurs aux autres peuples. Inutile d’essayer de leur expliquer.

Ainsi, en raison de la dangereuse « pathologie psychologique » des « conspirationnistes », il faut à tout prix que leur discours soit encadré et systématiquement dénigré par des experts de la trempe des chercheurs de l’Unesco, comme le suggère la piste de solution 1.2.7 :

« Éviter de donner la parole à des visions trop marginales et polarisantes sans une réelle mise en contexte ou un recours à des experts. »

Les citoyens sont trop stupides pour se faire leur propre opinion après avoir entendu différents points de vue sur un sujet. Ils ont besoin d’experts pour leur dire quoi penser.

Trêve de sarcasme, le caractère infantilisant, condescendant et méprisant de ce rapport est choquant et terrifiant puisqu’il intellectualise et rend acceptable le mépris et la censure des convictions politiques anti-totalitaires, et insinue que la libre circulation des idées est dangereuse pour la démocratie.

Tout au long de l’étude, l’équipe de chercheurs, dont le sujet de recherche est explicitement l’analyse du discours d’un mouvement, expose à la fois sa méconnaissance de ce discours et sa posture idéologique partiale et dénigrante envers lui. Le portrait fictif et dégoulinant de mépris qui en résulte sert ensuite à justifier la superficialité de leur analyse et, ultimement, à légitimiser le « bannissement » des « conspirationnistes » de l’espace public de discussion.

Il sert également à discréditer des partis politiques critiques des mesures sanitaires totalitaires :

Soit ces chercheurs sont d’une ignorance et d’une incompétence telle qu’ils devraient être congédiés sur le champ, soit ils participent sciemment à la diabolisation des dissidents, et ce, à la soviétique, puisqu’en plus de suggérer le « bannissement » de ces derniers, ils proposent leur « prise en charge psychosociale », comme nous le verrons ultérieurement.

Assistons-nous à la naissance des abus de la psychiatrie en QRSS? (Voir La dissidence, une maladie mentale : Patrick Lagacé et le journalisme d’inspiration soviétique)

Psychiatrisation de la dissidence et psychopathes au pouvoir

Depuis deux ans, certains psychiatres, principalement le Dr Gilles Chamberland, font le tour des plateaux médiatiques pour renforcer cette idée que « les complotistes » sont des êtres psychologiquement instables.

Le Dr Chamberland a même affirmé en entrevue à TVA « qu’ils mettent en jeu l’avenir de l’humanité », qu’ils sont « noyés dans une information sans accès à d’autres informations » et que les censurer est « une partie de la solution », « c’est clair ».

Or, ceux qui sont « noyés dans une information sans accès à d’autres informations » sont ceux qui s’abreuvent aux grands médias comme ceux de Québecor, lesquels ne donnent accès qu’au discours pro-mesures, qu’ils promeuvent dogmatiquement, tout en diabolisant systématiquement ceux qui s’y opposent.

Dans un langage confus, le Dr Chamberland affirmait à TVA en 2021 :

« Y a pas juste des gens délirants dans ça, y a aussi des gens narcissiques qui vont se placer au-dessus de la mêlée. Ces gens-là comprennent mieux, connaissent mieux, il faut surtout pas qu’on les identifie à la masse de la population, donc c’est un moment idéal pour dire que eux ont compris quand les autres ont pas compris. Et ça aussi c’est difficile à un narcissique de le faire changer d’idée. »

Ces propos du psychiatre chouchou des médias rappellent les « hôpitaux politiques russes » qui traitaient la « maladie de la dissidence » :

Si l’on se fie aux propos du Dr Chamberland, il existe des êtres narcissiques au sein de la population qui se placent au dessus de la mêlée et qui pensent avoir compris ce que d’autres n’ont pas compris.

Le Dr Chamberland est-il lui-même narcissique en croyant avoir compris ce que « les complotistes » n’ont pas compris?

Ce que l’on comprend du discours du Dr Chamberland, c’est que dans la crise covid, ces êtres narcissiques qui « mettent en jeu l’avenir de l’humanité » sont des citoyens ordinaires, non pas ceux qui se trouvent dans des positions de pouvoir.

Pourtant, selon un article aux accents complotistes publié dans Le Soleil le 20 octobre 2019, « [i]l arrive souvent que ceux qui atteignent le pouvoir présentent des traits associés au narcissisme et à la psychopathie » :

« Au cours de l’histoire, les personnes qui ont accédé à des positions d’autorité ont eu tendance à être celles qui précisément n’auraient pas dû y accéder. Le désir de pouvoir coïncide fréquemment avec des traits de caractère nocifs: l’égoïsme, l’appât du gain, et un manque d’empathie. Et ceux chez qui le désir de pouvoir est le plus puissant ont tendance à être les plus dépourvus de scrupules et à manquer de compassion. » (Soulignements ajoutés)

N’ayez crainte. Selon l’auteur, les psychopathes accèdent seulement au pouvoir ailleurs, pas chez nous :

« Les dirigeants psychopathes de l’histoire récente se retrouvent fréquemment à la tête des pays économiquement défavorisés, présentant des déficiences en infrastructures et des institutions politiques et sociales instables. Par exemple : Saddam Hussein en Irak, Mouammar Kadhafi en Libye et Charles Taylor au Liberia.

Mais les psychopathes des temps modernes ne deviennent généralement pas dirigeants des pays riches (on aurait plutôt tendance à les retrouver au sein d’entreprises multinationales). (Soulignements ajoutés)

Des psychopathes au sein des multinationales… comme celles de l’industrie pharmaceutique? À voir le nombre de violations que cette industrie a commises, on pourrait le penser.

L’auteur ajoute, en faisant référence à Donald Trump et Vladimir Poutine :

Dans ces pays [riches], les psychopathes sont remplacés par les narcissiques, comme cela se voit aux États-Unis et en Russie.

Car après tout, quelle profession peut être plus séduisante pour un narcissique que la politique, alors que les projecteurs sont constamment braqués sur vous? Les narcissiques pensent qu’ils méritent d’être au pouvoir en raison de leur sentiment de supériorité et de leur propre importance.

[…] Leur manque d’empathie signifie qu’ils n’ont pas d’état d’âme lorsqu’il s’agit d’exploiter les autres pour atteindre le pouvoir ou le conserver. » (Soulignements ajoutés)

L’auteur, Steve Taylor, chargé d’enseignement en psychologie à l’Université Leeds Beckett, ne semble pas conscient du caractère chauvin et raciste de son texte. Il ne semble pas avoir compris que bien des psychopathes « des pays riches » drapent leurs ambitions misanthropes dans des idéaux humanitaires comme « propager la démocratie », « sauver l’humanité », « sauver des peuples », « sauver des vies », « apporter de l’aide humanitaire », etc.

Ces ambitions sont souvent basées sur des mensonges (guerre d’Irak entre autres) et leurs bonnes œuvres humanitaires sont la plupart du temps livrées par le biais de sanctions économiques qui affectent surtout les citoyens ordinaires et de bombes qui déplacent des populations et tuent plus de civils que de soldats.

Exemple notoire de psychopathe des pays riches, la démocrate Madeleine Albright, ambassadrice des États-Unis aux Nations unies de 1993 à 1997 et secrétaire d’État de 1997 à 2001 sous Bill Clinton, a déclaré que la mort d’un demi-million d’enfants irakiens en raison des sanctions contre l’Irak était justifiée pour punir Saddam Hussein :

« Journaliste : Nous avons entendu qu’un demi-million d’enfants sonts morts. C’est plus que le nombre d’enfants morts à Hiroshima. Est-ce que ça en vaut le coût?

Madeleine Albright : Je crois qu’il s’agit d’un choix difficile, mais nous croyons que ça en vaut le coût. »

La psychopathie n’est donc pas l’apanage des pauvres.

Propagande médiatique et institutionnelle et régime totalitaire

« La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature », est une citation célèbre de Noam Chomsky, spécialiste des grands médias et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, dont La Fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie.

La courte vidéo ci-dessous résume bien la notion de « fabrication du consentement » par les grands médias. Elle fonctionne à partir de cinq filtres :

1- La propriété des médias (les grands entrepeneurs et le gouvernement (Radio-Canada))

2- Les annonceurs (le gouvernement du Québec a dépensé 133,5 millions en pubs covid en 2020-2021, dont une grande partie s’est retrouvée dans les médias)

3- Les sources d’information (le gouvernement, les entreprises privées et les institutions comme la Chaire Unesco-Prev)

4- La critique ou les contrecoups (flack) pour les journalistes qui défient le pouvoir (congédiement de Francine Pelletier du Devoir pour son article La pandémie revue et corrrigée, blâme de l’ombudsman de Radio-Canada contre Stéphan Bureau pour son entrevue avec Didier Raoult)

5- La désignation d’un ennemi commun (le conspirationniste)

La vérité est une menace pour l’establishment, qui, pour maintenir son hégémonie, mise sur le mensonge et la propagande véhiculée par les grands médias et autres « appareils idéologiques » de la classe dominante comme la Chaire Unesco-Prev.

Le rapport propagandiste de cette Chaire sur « le mouvement conspirationniste » est extrêmement dangereux puisqu’il servira de justification au financement des organes de propagande, à même les fonds publics, ainsi qu’à la censure et au contrôle de l’information en empêchant les esprits libres de s’exprimer et de pouvoir gagner leur vie honnêtement, en partageant des faits, des opinions et des convictions politiques.

Comble du paradoxe, les auteurs présentent « le contrôle et la manipulation de l’information » comme une « dimension de la pensée conspirationniste », en déplorant du même souffle qu’« il a fallu jusque-là s’en remettre surtout au bon vouloir des plateformes qui procèdent elles-mêmes au deplatforming, soit l’action de bloquer ou de supprimer le compte d’une personne ou des types de contenus spécifiques de certaines plateformes de réseaux socionumériques pour avoir enfreint les règles de la plateforme (Rogers, 2020) et afin d’empêcher la propagation de contenus faux, offensants, haineux ou violents ».

Pire encore, ils suggèrent d’« accroître la collaboration avec les entreprises qui exploitent des réseaux socionumériques concernant la diffusion des discours nocifs qui circulent et les bannissements opérés sur leurs plateformes ». (Soulignement ajouté)

Bref, les auteurs suggèrent à l’élite politique et du monde des affaires de s’allier pour contrôler l’information, tout en affirmant que le contrôle de l’information est une théorie du complot!

On se noie dans le délire.

Cette œuvre propagandiste déguisée en « rapport de recherche » propose, d’une part, un plan d’action au régime en place pour restreindre davantage les libertés et offre, d’autre part, des armes à l’Inquisition des ordres professionnels, qui s’en serviront pour faire taire leurs membres qui s’opposent à la pensée unique. On pourra facilement amalgamer ceux qui n’entrent pas dans les rangs au « mouvement conspirationniste » et, éventuellement, les faire interner en raison de leur « détresse psychologique » qui les rend « potentiellement violents ».

Or, un régime sans liberté d’expression, sans presse libre et indépendante, et où les scientifiques et autres professionnels qui remettent les autorités en question sont systématiquement dénigrés et exclus n’est rien d’autre qu’un régime totalitaire.

Là où l’on vous dit combien de personnes peuvent franchir le seuil de votre porte, qui ne pas inviter à Noël, comment faire l’amour, que vous devez rester à distance de vos propres enfants, là où le gouvernement vous invite à dénoncer vos voisins, vous récompense (avec de la malbouffe, du cash et des jeux) pour votre soumission et vous punit pour votre désobéissance, punition allant jusqu’au congédiement, là où vous devez vous soumettre à un traitement médical expérimental pour avoir des loisirs, vous n’êtes pas dans une démocratie. Vous êtes bel et bien dans un régime totalitaire, tel que décrit, incidemment, par l’Université de Sherbrooke, où travaillent les deux principaux chercheurs du rapport sur « le mouvement conspirationniste » :

 « Par le monopole des médias, de la culture, de la classe intellectuelle, un régime totalitaire tente de dominer complètement -totalement- les différents aspects de la vie sociale et privée. À tous les échelons de l’existence –la famille, le quartier, le lieu de travail ou de loisirs– un régime totalitaire établit des mécanismes d’encadrement qui s’appuient sur la suspicion, la dénonciation et la délation. L’accès à des postes, l’obtention de biens ou de privilèges deviennent fonction du respect de l’idéologie et de l’«enthousiasme» manifesté à l’endroit des principes et des dirigeants du régime. » (Soulignements ajoutés)

DOMINATION TOTALE « DES DIFFÉRENTS ASPECTS DE LA VIE SOCIALE ET PRIVÉE »

« MÉCANISMES D’ENCADREMENT QUI S’APPUIENT SUR LA SUSPICION, LA DÉNONCIATION ET LA DÉLATION »

RÉCOMPENSES POUR LA SOUMISSION : « L’OBTENTION DE BIENS OU DE PRIVILÈGES DEVIENNENT FONCTION DU RESPECT DE L’IDÉOLOGIE ET DE L’ENTHOUSIASME MANIFESTÉ À L’ENDROIT DES PRINCIPES ET DES DIRIGEANTS DU RÉGIME »

PUNITION POUR LA DÉSOBÉISSANCE

Alors?

Belle Province ou QRSS?

Pistes de solutions : autodafés numériques, contrôle de l’information et prise en charge psychosociale

Totalitarisme exige, les pistes de solutions de la Chaire Unsesco-Prev pour contrer le mouvement de contestation des mesures sanitaires, dit « mouvement conspirationniste », comprennent une collaboration étroite entre l’État, le domaine de l’éducation, les médias, les corps policiers et les entreprises.

En résumé, ils suggèrent que leur discours mensonger sur les dissidents s’infiltre dans toutes les sphères de la société en prônant la création d’un système de surveillance et d’une sorte de ministère de la Vérité à la 1984 au sein du nouveau ministère de la Cybersécurité et du Numérique :

« 4.1 Évaluer correctement les niveaux de nocivité de la désinformation et des discours conspirationnistes et intervenir pour les contrer

1. Mettre sur pied une structure gouvernementale interministérielle sur la désinformation qui pourrait être logée au niveau du ministère de la cybersécurité et du numérique. Elle aurait notamment pour mandat de colliger les connaissances sur la question, d’effectuer une veille stratégique, d’orienter les politiques publiques dans ce domaine et d’améliorer la coopération et la coordination entre les différents ministères et les autres acteurs. Elle comprendrait également une cellule de crise pouvant être activée en cas de campagne de désinformation de masse;

2. Créer un groupe de travail au sein du ministère rassemblant les acteurs gouvernementaux et des personnes représentantes du milieu de la recherche, de la société civile, des médias et du secteur privé;

3. Soutenir la création d’un système de veille numérique multiplateforme et multiacteurs afin d’identifier les acteurs et les campagnes de désinformation de manière précoce et favoriser la mise sur pied d’un système d’alerte Infox;

4. Améliorer la collaboration entre le gouvernement et le secteur privé en matière de veille informationnelle; » (Soulignements ajoutés)

Un « système d’alerte Infox »!

Sera-t-il copié sur les alertes Amber qui nous réveillent brutalement au beau milieu de la nuit?

BEEEEEP BEEEEP! 5 NOUVEAUX CAS, DEUX DÉCÈS, ALLEZ CHERCHER VOTRE DOSE DE VACCIN SÛR ET EFFICACE!

BEEEEEP BEEEEP! UN COMPLOTISTE A DÉTOURNÉ LA CENSURE FACEBOOK ET AFFIRME QU’IL EXISTE DES TRAITEMENTS SÛRS ET EFFICACES! C’EST FAUX! LISEZ L’ARTICLE DES DÉCRYPTEURS.

En suggérant que le « conspirationnisme » est une « forme d’extrémisme » nécessitant que les médias travaillent de concert avec le gouvernement, la police et l’entreprise privée, ces intellectuels, payés avec notre argent, suggèrent une forme de national-socialisme intellectuel ou de communisme à la soviet, où les libres penseurs seront « pris en charge » par des psys comme le Dr Chamberland, pour qui faire des phrases complexes est un exercice manifestement laborieux :

« 3. ASSISTANCE

1. Accroître l’accès aux soins de santé psychologique et à la prise en charge psychosociale pour les individus conspirationnistes radicalisés et les proches victimes du conspirationnisme, en appuyant notamment les structures existantes dans le domaine de la radicalisation (ex., Équipe polarisation sociale, CPRMV, InfoSecte, etc.);

2. Soutenir la sensibilisation et la formation des acteurs de première ligne (psychologues, travailleuses et travailleurs sociaux, médiatrices et médiateurs communautaires, corps policiers, commissaires aux libérations conditionnelles, etc.) sur la question de la désinformation et du conspirationnisme comme forme d’extrémisme;

3. Mettre en place des groupes de discussion et d’échange pour les victimes du conspirationnisme et d’autres formes d’extrémismes, encadrés par des professionnels, en ligne et hors ligne […]

6. Sensibiliser les milieux de travail à la question de la désinformation, du conspirationnisme et aux autres formes d’extrémisme, incluant les discours haineux. » (Soulignements ajoutés)

Les chercheurs souhaitent clairement criminaliser ceux qui critiquent les institutions du pouvoir en les présentant comme des personnes atteintes d’une dangereuse maladie mentale, membres d’une sorte de secte extrémiste haineuse et violente qui fait des « victimes ».

Ce rapport mensonger, nocif et haineux est la preuve que ces chercheurs sont eux-mêmes des radicaux et des extrémistes violents.

Il constitue une autre attaque psychologique qui s’ajoute à celle, incessante et omniprésente des grands médias, et la légitimise en prétendant qu’ils font un bon travail, alors qu’ils ont ignoré et ignorent toujours TOUTES les valeurs fondamentales du journalisme, édictées par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec :

« 2. Valeurs fondamentales du journalisme

Les journalistes basent leur travail sur des valeurs fondamentales telles que l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout, l’impartialité qui leur fait rechercher et exposer les divers aspects d’une situation, l’équité qui les amène à considérer tous les citoyens comme égaux devant la presse comme ils le sont devant la loi, l’indépendance qui les maintient à distance des pouvoirs et des groupes de pression, le respect du public et la compassion qui leur font observer des normes de sobriété, l’honnêteté qui leur impose de respecter scrupuleusement les faits, et l’ouverture d’esprit qui suppose chez eux la capacité d’être réceptifs aux réalités qui leur sont étrangères et d’en rendre compte sans préjugés. » (Soulignements ajoutés)

Mesurez-vous l’ampleur de cette attaque contre le peuple québécois? Toutes les institutions censées protéger les citoyens sont unies contre nous.

Le totalitarisme s’est implanté au Québec comme une météorite à la suite du choc « pandémique ». Des documents comme celui de la Chaire Unesco servent à institutionnaliser le mensonge et à consolider cet État totalitaire.

Comme on dit en bon québécois, la gangrène est pognée dans ce système qui pense et agit d’une seule et même voix galeuse.

Günter Eich

N’attendons pas qu’il soit trop tard pour mettre du sable dans l’engrenage totalitaire, comme le suggérait le poète allemand Günter Eich.

Si ses productions radiophoniques sous le régime nazi étaient adaptées aux besoins propagandistes du parti, il est devenu après la guerre un fervent critique de la civilisation occidentale, du « langage comme instrument de pouvoir » et de « la sclérose idéologique du monde moderne ».

Voici un extrait de son poème Wacht auf (Réveillez-vous) :

Non, ne dormez pas pendant que les ordonnateurs du monde s’affairent!
Méfiez-vous de leur pouvoir, qu’ils prétendent devoir acquérir pour vous […]
Soyez inconfortables, soyez du sable, pas de l’huile dans les rouages du monde!

Faites-vous entendre.

Réveillez ceux qui dorment.

Mettez du sable dans l’engrenage en faisant connaître votre opinion aux responsables de cette étude et à leurs bailleurs de fonds qui se servent allègrement dans vos poches :

Chaire UNESCO-PREV
info@chaireunesco-prev.ca
819-821-8000
2500, boul. de l’Université
Sherbrooke, Québec, J1K 2R1

UNIVERSITÉ CONCORDIA
514-848-2424, ext. 8658
ombuds@concordia.ca
1455 De Maisonneuve Blvd. W.
Montreal, QC H3G 1M8

UQÀM
514-987-3151
protectriceuniversitaire@uqam.ca

Marie-Ève Carignan, “chercheuse” principale
marie-eve.carignan@usherbrooke.ca
Tél: 819 821-8000, poste 63120

David Morin, “chercheur” principal
david.morin4@usherbrooke.ca
819 821-8000, poste 65661

Ministère de l’Économie et de l’Innovation
ministre@economie.gouv.qc.ca
Tél: 418 691-5650 (Québec)
Tél: 514 499-2552 (Montréal)

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie
Pierre.Fitzgibbon.TERR@assnat.qc.ca
Tél: 450 964-3553

8 commentaires sur “«Conspirationnisme»: l’arme psychologique des fascistes intellectuels au service de l’élite (Partie II)

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  1. Wow …. voilà qu’en quelques semaines, Julie Lévesque, un moteur intellectuel incomparable, réussit à analyser et démonter un échafaudage de vicieuses inepties avancées par un groupe de ‘chercheurs’ universitaires. De la beauté intellectuelle et analytique dans un tas de fumier subventionné par les contribuables qui en grande majorité n’auront qu’en apparence adhéré à la trame narrative subventionnée que pour ne pas être exclus de leurs groupes sociaux, de leur famille.

    Le Québécois veut faire partie de la gang, même lorsque la gang se dirige vers le précipice, le gouffre.

    Autodestruction d’un peuple … qui au final, n’aura pas osé se comprendre et s’assumer.

    http://www.lempreinte.quebec

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  2. Très bon travail, de longue haleine. Ce rapport servira surtout d’argument à l’appui de l’état, même si son contenu semble avoir été assemblé par des gens malhonnêtes et qui argumentent comme des élèves du niveau secondaire, pour justifier les prochaines étapes et prévenir « les dangers des extrémistes terroristes » qui menacent la société.
    J’écoutais un balado (podcast) d’un avocat québécois (Samuel Bachand) qui collabore parfois avec le Justice Centre for Constitutional Freedoms. Très bonne analyse de notre société et des multiples raisons pour lesquellles les gens ici pensent et agissent « en gang » et pour lesquelles le gouvernement est bon et n’est là que pour régler les gros problèmes de la vie. Voici le balado, Freedom in Quebec: https://justicewithjohn.buzzsprout.com/805103/10902697-s03e26-freedom-in-quebec?mc_cid=9c2b42087b&mc_eid=97aa8f21b4

    Il nous faudra peut-être changer de tactique.

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    1. Merci pour les bons mots et le podcast! J’ai rencontré Me Bachand chez Theovox il y a quelques semaines. Très intéressant, le monsieur. Eh oui, groupthink, mobbing, tout ce qu’il y a de moins réfléchi comme discours et attitude. Je vais écouter avec intérêt! MERCI!!!

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  3. Merci « GRANDE DAME ». Avec la rédaction de cet article, tu DÉPASSES très largement la « vieille peau de Bombardier » et de ses acolytes, confrères et consœurs de ce domaine. Du vrai travail JOURNALISTIQUE !

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    1. Merci Yvon, ça fait très chaud au coeur ton commentaire! Je fais simplement ce qui, je le crois, est juste et bon, pour m’inspirer de notre héritage judéo-chrétien qui semble avoir pas mal pris le bord avec les Grands Diviseurs de Québecor et leurs semblables 🙂 Merci pour ton appui!!!

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