Le vaccin AstraZeneca favorise-t-il l’apparition de variants?

Une étude de 2006 intitulée Vaccination and the dynamics of immune evasion (La vaccination et l’évasion immunitaire) commence par cette phrase sans équivoque : « Les vaccins exercent une forte pression sur les pathogènes, favorisant la propagation de variants antigéniques. »

Les chercheurs expliquent :

« Les vaccins ont le potentiel d’imposer une forte pression sélective sur les agents pathogènes, permettant la propagation de mutants d’échappement. Pour des raisons surtout inconnues, certaines infections ont été efficacement contrôlées par la vaccination de masse sans que des mutants d’échappement ne se développent […]

De plus en plus de preuves indiquent que l’évasion antigénique induite par les vaccins concerne au moins quatre maladies dans le monde. »

Ces maladies sont l’hépatite B, Bordetella pertussis (agent de la coqueluche), Haemophilus influenzae type b (Hib), responsable de la méningite, et le Streptococcus pneumoniae (pneumocoque), une bactérie qui jouerait un “rôle prédominant” dans la mortalité des pandémies d’influenza.

Les conclusions de l’étude abordent la couverture vaccinale et ne sont pas de bon augure pour la situation actuelle :

« Le principal message de notre étude est que la vaccination affecte non seulement l’émergence de variants antigéniques, mais aussi leur persistance, parfois de manière opposée […]

Des études antérieures (McLean 1995 ; Lipsitch 1997 ; White et al. 1998) ont montré que l’augmentation de la couverture d’un vaccin à faible protection croisée pouvait favoriser la propagation de mutants d’échappement. Nous avons confirmé cette tendance et avons ensuite montré que la souche invasive peut également être moins susceptible de s’éteindre après une épidémie lorsque la couverture augmente. Inversement, si le vaccin confère une protection croisée plus élevée que l’infection naturelle, alors la fréquence d’extinction augmente avec la couverture. En résumé, un vaccin dont la spécificité antigénique est grande est d’autant plus sujet à l’évasion immunitaire qu’il est efficace contre la souche ciblée. »

Autrement dit, plus un vaccin est efficace contre une souche précise, plus il peut favoriser la création de variants, et plus la couverture vaccinale augmente, plus la nouvelle souche peut être persistante.

Ce phénomène explique peut-être pourquoi les quatre premiers variants du SRAS-CoV-2 sont apparus dans les seuls pays où ont eu lieu les essais cliniques d’AstraZeneca : au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et aux États-Unis.

Ces cartes accompagnaient une alerte publiée le 24 janvier 2021 par 7 signataires, incluant le Dr Bernard Giral, coordinateur des centres de vaccination du pays d’Arles, et le Dr Gérard Maudrux, ancien président de la Caisse Maladie des Professions Libérales et de la Caisse de Retraite des Médecins de France.

Gérard Maudrux a par ailleurs déclaré récemment que « la France est intervenue à l’OMS pour qu’on ne parle pas des traitements ». Il évoque une clinique où environ 800 patients ont été traités à l’azithromycine. Résultat? Aucun mort, deux hospitalisations :

Quiconque a lu le rapport du Conseil de l’Europe sur le H1N1 ne s’étonnera pas de cette tentative de censurer les traitements existants. Il y est écrit noir sur blanc que « l’industrie pharmaceutique a tout intérêt à ce qu’une pandémie soit déclarée et que des campagnes de vaccination soient lancées ».

Les traitements efficaces sont les pires ennemis de la vaccination de masse, donc des profits des pharmaceutiques. Si l’on offre les traitements existants, ils ne seront vendus qu’aux malades. En revanche, la vaccination est présentée comme un geste solidaire que tous doivent poser, au niveau planétaire, pour le bien commun.

Les signataires de l’alerte demandent, entre autres, une enquête mondiale, la suspension des décisions « sur la diffusion massive du vaccin d’AstraZeneca, jusqu’à ce que l’extrême danger mondial que pourrait représenter toute extension de cette vaccination particulière, soit scientifiquement écarté ».

Récemment, Geert Vanden Bossche, un virologue et ancien employé de l’Alliance vaccinale GAVI, fondée par la Fondation Bill & Melinda Gates, a écrit à l’Organisation mondiale de la Santé (en français ici) pour lui faire part de ses préoccupations sur l’évasion immunitaire dans le contexte actuel.

Il affirme qu’en raison de l’évasion immunitaire, « un nombre sans cesse croissant de sujets deviendront plus susceptibles de contracter une maladie grave au lieu de ne présenter que des symptômes bénins (c.-à-d. limités aux voies respiratoires supérieures) ou aucun symptôme ». 

Il ajoute : «Au cours d’une pandémie, les jeunes seront particulièrement touchés par cette évolution […] »

C’est ce qui semble se produire si l’on en croit les médias :

Selon La Presse :

« Ils sont les “nouveaux vulnérables”. Si le Québec connaît le même scénario que l’Europe, les jeunes seront les plus durement touchés par la troisième vague de la COVID-19. Une catastrophe annoncée pour le système de santé, mettent en garde des experts. »

Tous les autres grands médias ont le même discours :

Le site web du scientifique en chef du Québec a répliqué aux inquiétudes de Vanden Bossche le 1er avril dernier par le biais d’un texte de Pierre Sormany : La vaccination fait apparaître des virus plus dangereux? Faux.

Selon M. Sormany, l’évasion immunitaire est « une menace sans fondement » :

« Toute l’histoire virale montre au contraire que les mutations (fréquentes et inévitables chez les virus) tendent vers des formes moins létales des maladies. Il y a une raison évolutive à cela : les virus trop mortels tuent une grande partie de leurs victimes, de sorte qu’ils sont rapidement en manque de réservoirs disponibles pour se multiplier. À l’inverse, les variants moins létaux se répandent plus facilement et ont tendance à persister dans la population.

Il peut certes arriver qu’une lignée plus virulente apparaisse, mais à long terme, les virus tendent plutôt à s’atténuer. »

À lire les médias, il est très difficile de savoir dans quelle catégorie se situe le variant britannique.

Le 12 avril, La Presse nous disait que deux nouvelles études affirment que le variant britannique « n’entraîne pas plus de formes graves de COVID-19 », contrairement aux recherches précédentes.

Au tout dernier paragraphe, on cite un épidémiologiste affirmant que l’une des deux études rassurantes « ne dément pas les éléments déjà rassemblés par de précédentes études [qui tendent à montrer que] l’infection par le B.1.1.7 [variant britannique] est globalement associée à un risque plus élevé de mortalité, d’hospitalisation et d’admission aux urgences […] »

Assez contradictoire, mais la contradiction est une caractéristique maîtresse de la « nouvelle normalité ». On s’adapte.

Le lendemain, on rapportait que la progression des variants est « fulgurante » malgré la vaccination, et que 96 % des cas au pays sont des variants B117″, le variant britannique.

Justin Trudeau a déclaré que « des variants plus contagieux et dangereux se répandent et menacent les progrès que nous avons réalisés ».

Nous sommes donc passés en peu de temps de « beaucoup plus dangereux » (64 %) à « pas plus dangereux » avant de revenir à « plus dangereux ».

Dans le doute, mieux vaut opter pour la psychose et le durcissement des mesures.

« Les principaux variants deviendront “dominants” et représenteront plus de 50 % des nouveaux cas d’ici le début d’avril au Québec, a prévenu vendredi l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Pour l’organisme, le constat est clair : les mesures en place sont insuffisantes pour ralentir ces nouvelles souches du coronavirus. »

Mais quel est le degré de dangerosité?

Le 10 mars dernier, un article du British Medical Journal concluait que le variant britannique (VOC-202012/1) « augmentait grandement le risque de mortalité » par rapport à la souche originale. L’étude Risk of mortality in patients infected with SARS-CoV-2 variant of concern 202012/1: matched cohort study, estime que la mortalité passerait de 2,5 à 4,1 sur 1000 soit de 0,25 à 0,41 %.

Il convient de souligner que selon Santé publique France, la létalité de la grippe est de 0,2 à 0,5 %.

Plutôt que de rapporter une létalité de 0,4 % pour le variant britannique, la très grande majorité des médias ont choisi de rapporter la nouvelle de manière beaucoup plus effrayante :

La psychose COVID et la pléthore de dégâts sociaux engendrés par les mesures sanitaires sont-ils justifiés pour une maladie dont la létalité est similaire à celle de la grippe saisonnière?

Si l’on se fie à un document gouvernemental britannique, il est prioritaire de ralentir l’importation de variants « afin de permettre à la prochaine génération de vaccins d’être développée », puisqu’il est « fort probable que de nouveaux vaccins soient requis à moyen terme ».

Pour les caquistes, la « vaccination » est notre « passeport pour la liberté » :

On peut donc s’attendre à ce que les mesures sanitaires liberticides soient imposées jusqu’à ce que de nouvelles injections soient créées, et comme les virus mutent constamment, aussi bien dire adieu à nos droits et libertés tant que ces gens-là sont au pouvoir.

Christian Dubé, à l’instar de Klaus Schwab, nous l’a bien fait comprendre : il n’y aura jamais de retour à la normale.

En février 2021 le comité d’experts Sage du gouvernement britannique suggérait d’ailleurs que les mesures barrière comme le masque, la distanciation, les tests, le traçage et l’isolement « pourraient être nécessaires tout au long de l’hiver 2021-2022 ».

Sommes-nous face à un cycle éternel de vaccination-déconfinement-reconfinement-revaccination?

C’est la question que posait l’Express en décembre dernier :

« Si le coronavirus SARS-CoV-2 mute suffisamment pour échapper aux anticorps qui le combattent, il faudra sans doute adapter les vaccins et les traitements. Une course sans fin ? »

Que faire?

Nous sommes en droit d’exiger non seulement la suspension du vaccin AstraZeneca et une enquête mondiale, mais aussi une enquête locale sur tous ceux qui font la promotion de ce vaccin, à commencer par notre ministre de la Santé Christian Dubé.

Malgré l’alerte lancée en janvier par les experts français et la suspension du vaccin AstraZeneca par 18 pays en date du 16 mars, M. Dubé en a fait la promotion au point de se faire lui-même injecter la substance en direct à la télévision. Le geste salvateur lui aurait procuré un « frisson de joie ».

Si l’on peut douter de l’authenticité de l’injection du ministre, il ne fait aucun doute qu’il s’agissait clairement d’un photo op combinant les techniques de propagande d’appel à la popularité et d’appel à l’autorité, le tout saupoudré d’une généralité scintillante, l’altruisme, afin de stimuler ce sentiment de culpabilité si cher à la doctrine judéo-chrétienne : Tout le monde le fait, incluant le ministre de la Santé, fais-le donc pour protéger les autres.

Difficile de faire autrement que de se poser la question suivante : Christian Dubé est-il un danger public?

Et que dire de Gabriel Nadeau-Dubois, qui disait avant-hier :

Hier on rapportait en plus un premier cas de thrombose liée à ce vaccin au Québec.

Le Journal de Montréal rapporte aujourd’hui :

« Depuis jeudi dernier, premier jour où il a été rendu disponible aux 55 ans et plus, 120 000 doses ont été données. Seulement dans la journée de lundi, 23 600 personnes avec ou sans rendez-vous ont été vaccinées, un record avec ce vaccin. »

Aurons-nous prochainement un record de variants?

L’avenir nous dira qui avait raison : le scientifique en chef du Québec ou les lanceurs d’alerte?

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3 commentaires sur “Le vaccin AstraZeneca favorise-t-il l’apparition de variants?

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  1. LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE FUT REMPLACÉ PAR LA MÉTHODE FINANCIÈRE DOGMATIQUE. Autrement dit la science véritable au Québec n’existe plus.

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  2. Bonjour. Une erreur manifeste dans votre billet : le chiffre avancé de l’augmentation de 0,25 à 0,41% dans l’étude citée concerne le taux de mortalité du variant anglais observé dans la cohorte.
    Vous comparez ce chiffre avec les 0,2 à 0,5% de létalité de la grippe indiqué par santé publique France.
    Quelles que soient les imprécisions sur calculs ou modélisation ou dénominateur (nombre de décès sur totalité de la population ayant été malade de la covid ou sur population ayant été testée positive au sars-cov2? En gros inclut-on les positifs asymptomatiques ou non?), la létalité ne peut se confondre avec la mortalité, qui est le nombre de décès rapporté à la population totale.
    Je ne vous taxerai pas de malhonnêteté intellectuelle, je vous laisse le bénéfice du doute.
    Pointer une imprécision ponctuelle ne discrédite pas l’ensemble, qui soulève des questions légitimes, mais ne contribue pas à lever le doute sur la tentative d’y répondre honnêtement ou de vouloir conforter une position préétablie.

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