Sur ces deux dernières notions, l’auteur offre une réflexion surprenante :
« L’incompréhension ou les hésitations concernant l’articulation du concept d’impartialité résultent de sa malheureuse confusion avec le concept de neutralité. Une personne neutre cherchera constamment à se tenir en équilibre entre le côté gauche et le côté droit, puis prendra ses décisions avec ce seul souci de maintenir l’équilibre, de ne pas pencher ou de ne pas paraître pencher. Ses décisions seront sans saveur, incolores, inodores, et ne serviront probablement pas la mission de l’organisation ou les intérêts en cause. Au contraire, la personne impartiale, elle, devra exercer ses compétences et faire les choix qui s’imposent […]
René Villemure
La personne impartiale est celle qui sera en mesure de choisir d’aller à gauche ou d’aller à droite, sans partisannerie indue, en fonction du but qu’elle poursuit. La personne impartiale n’a pas les mains liées par la neutralité; elle est libre d’opérer des choix au nom d’une mission particulière, du Bien commun […] L’éthique exige que le décideur ait une vision du monde et qu’il la mette en œuvre; l’éthique exige de prendre parti, au nom d’une finalité établie, tout en laissant aux décideurs le choix des moyens de prendre cette décision. »
Nous abordons également « le piège de la tolérance » et les idées reçues.
Cette lecture vous donnera assurément de quoi meubler tant vos soupers de famille que vos 5 à 7 après le travail!
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